Niamaila

ce Nous

Mardi 4 Septembre 2007 à 10h56


J'aimerais cerner cette petite chose qui se déploie en vagues quand je pense à toi
cet élan qui t'appelle et te peint de toutes les couleurs du son et qui l'instant d'après se recroqueville avec une aigreur toute particulière comme lors d'un reflux de coeur quand on a 7 ans et qu'on est sur une balançoire juste après le point à energie potentielle la plus haute.
ce nous est notion
belle nue et inaccessible
philosophiquement interessante mais fuyante et fugace à toute observation
et notre danse à essayer de fixer ce nous de vrai dans sa fuite est digne d'une obsession d'artistes fous
je t'aime voilà je t'aime
même si je renie ce mot insensé traitre
ce mot cuisiné à toutes les sauces taché de tant de bouches sans saveur
je préfère je préfère
un mot piégé dans l'incertitude
un mot qui oscille à variables dimensions
un mot que l'on devine avant que la lèvre ne s'y essaye
un mot qui perle les yeux en murmure et qui ne sait choisir
un mot qui blesse d'évidence
d'unicité de cristal de valse et d'ondoiement

je chuchote
je tends une main vers ta paupière
je te narre du bout des larmes
la blessure sous le sein
les ruines coincées quelquepart
la fin du monde et derrière le miroir
les débris les cris sourds sans sous titres
le jaune sur les lèvres vendues
le gel l'errance le silence le froid
que tu entendes
que tu frissonnes
que tu me saches
comme avant
comme des débutants