Niamaila

Vers où déjà?

Lundi 13 Août 2007 à 22h22


Il est un moment peut être ou l'écroulement de soi est inévitable
Il est un matin où la reflexion se regarde cristalline et courageuse sans un voile
Une étape où le ventre a cessé de battre vers, et laisse couler la vérité muette
Silence né des ruines d'une vie qui a palpité de toute ses croyances et que l'on regarde en spectateur et générique

Et l'on se souvient et l'on en sourit amusés et loin si loin
Je la vois encore ma reflexion qui erre assoiffée de connaissance
Ce moi là a amassé de ces pistes erigées en dogme, a combattu
avec rigueur tout faux semblant puis s' est heurté incrédule à la pauvre humanité maquillée en divinité

La mienne en fait
Quand la reflexion se heurte à sa propre fin! aie!

Tous ces totems craints vénérés, toutes ces valeurs brandies comme de tout temps, comme allant de soi, comme sachant où l'on va
Et en fait personne et jamais et rien

Lorsque les combats et les moulins moqueurs glacent à la fin du film
Que sous chaque mot qui habille une bouche les yeux voient la vanité de la marionnette qui veux
Que l'ironie a fait son chemin jusqu'à manger le tout dernier mensonge
Que l'auto derision a osé faire les ravages qu'il fallait faire
Que les miroirs ont renvoyé toute l'inutile grandeur
Que même le sarcasme coule aigre comme de l'eau
Que la déification egocentrique s'est pris le troupeau d'humain en pleine vérité

Quand les yeux osent regarder l'animal gorgé de vouloirs et de reconnaissance que nous sommes
Autant qu'ils osent s'attarder sur la beauté de ce lumineux élan entremêlé en miroirs de vies que nous sommes
Quand la beauté la folie la peur le désir l envie la vie ... se mêlent se taisent pour enfin faire sonner la mélodie bien au delà du beau ou du laid, bien au delà du fou ou du vrai bien au delà du concept traitre

Quand la description du monde s'interpose avec évidence entre nous et lui
Et que l'on accepte cette condition d'aveugle
Quand l'équivalence fait valoir autant l'infini importance que la vanité de toute chose

Il est un ecroulement du monde où le langage n'est plus qu'une façon de voir, où l'interieur et l'exterieur se mêlent au doute cartésien jusqu'à la perte de toute notion qui ment

Où l'honnêteté envers la vérité va si loin que la continuité du temps n'est pas plus évidente que son inexistence

Et où l'on est là
Le verbe " être" en face de l'être enfin réuni
Seuls face à face à se regarder dans le blanc des yeux



Alors là peut être peut être
On a appris à mourir