Niamaila

Le Silence

Mardi 24 Juillet 2007 à 17h19


mes pieds sont froids
et mon ame a survécu la fin
en flux doux qui pare ma peau d'effluve vagabonde
un soir d'une autre réalité en sursaut
j'ai disséqué ce corps et dissocié le mythe
j'ai laissé couler en dehors
tout le long puis entre le cou
les dernières ceintures étouffées
des dernières aspirations menottées
embousculées de par les lèvres
les vies ont réchauffé la gorge
cette geolière excusée en ces temps d'adieu
j'y étais j'y ai cru j'ai flotté au dessus
de ce vain maturé en amante frissonne
j'ai fotté abandonnée apositionné au corps
j'ai flotté corbillard qui regarde cru
de tous les pores de la pensée qui sue
la vie a valsé au revoir et s'est déroulée
en images emmélées du fond des siècles d'agonie
le sang eclaboussé sans horreur aucune
et l'ellipse de vie arborée de vanité
le sourire puis la larme affolée en humain
et le vain et le vain et le vain et le vain
après amorale asexuelle me voilà avivante
de ce repos des épaules et ce visage sans effort
les émotions affluent et empruntent l'apeuré s'oubliant
le pourpre s'épanouit et s'évanouit en passant le froid
Soit! Je serai le vol sans trace d'une eternité!