C'est mon 4ème mois d'esclavage
La lobotomisation se fait sentir
Avec toujours des crises aigues de révolte
Mais ma révolte est souvent pitoyablement bourrée
Et crevée s'en va dormir sans rêves
Les mois passent et raflent les idées naissante
Ma vie se vend heure après heure
Et j'adopte par commodité
L' embourgeoisement poursuit tranquillement sa route
Et je me retrouve pieds inconscients à traîner entre gens bien pensants
Beurk
Mes yeux sont de plus en plus repus et vides
Et je m'empaquète de jolies choses
J'embarque mes oreilles dans du son qui a perdu son goût
Je mange du raffiné sans saveur
Et je prends des poses trop propres sur elles
Quelle farce
Quelle petitesse
Où est la vie?
Le râle au fond de la gorge se fait sourd
Je le caresse dans le sens de l'herbe
Et je l'assourdis d'égo emprunté
Me voilà arrivée au sommet de la connerie
Et même les mots creusent ma tombe blonde