Niamaila

Février 2007

Ab

3 Février 2007 à 20h25
Quand l'absurde a commencé à s'insinuer j'étais encore très enfant. Ça été la mort le premier déclic. Mon indifférence face à l'empressement déguisé des autres, et mon détachement plus tard qualifié de cynique face à ces rassemblements familiaux où le concours est mené à qui souffre le plus. Mon silence était coupable et mes yeux muets. Et les pourquoi comment et qu'est ce que ne m'ont plus quittés. Depuis mon absurde a mûri. Contempler dans la plus juste indifférence notre intérieur qui s'agite. S'accepter en réceptacle, ne pas lutter contre la douleur, l'être, la vibrer de tous ses sens, la (...)

Last Round

1 Février 2007 à 0h07
Lui, ses yeux, lui ses yeux, lui ses yeux... Les yeux les frontières sur l'infini devenir Je t'ai bu oui c'est bien de toi que je parle voyage aux ailes noires Mister no limit Quand on revient et que les corps gisent entre nos mains en larme coincée et désolée Que la haut se marrent de nous les écrivains quand on a si docilement plongé Je t'avais dit pourtant Je t'avais dit que le nectar devait s'ethyliser Où est tu donc si loin de moi Où sont donc tes mains pour me réanimer Les amants tentent mais sont inutiles Peut tu toi au moins éteindre l'incendie que tu as déclaré, où suis je coincée (...)

EGO away!

1 Février 2007 à 1h04
J'ose vouloir te posséder J'ose et j'ai joué et j'ai perdu j'ai osé j'ai aimé tu as aimé tu as joué je n'ai pas aimé tu m'as perdue et je suis mauvaise perdante Encore un 'JE' schizophrénique qui se joue de moi Mon drame à aimer chasser le papillon Mon drame à trop connaître ton drame à aimer chasser le papillon Notre drame à jouer aux félins papillons et qui se heurtent à l'évidence Mon drame à trop déchiffrer ton calculateur Mon drame à aimer les calculateurs quantiquement fous Ton drame à vénérer le chaos et me voilà ton miroir As tu toujours les épaules mon amour? que veux tu 'JE'? (...)

Seulement pour le MétaFous

2 Février 2007 à 0h49
Etre et ne pas être La réponse et la plus serieuse des blagues Approche le paradoxe viens Choisis et damne toi en équation Dors et damne toi dans la misère Explique et perds le monde sans une larme Ressens et fous le mot par le balcon Pense le théorème Empaquète le de bleu, mets un joli ruban de toi Et donne le au premier passant Que de réponses et que des réponses Avale ta langue et hurle ton ventre Souviens toi ! Te souviens tu ? Prend le monde de face et reconnais le Avale le monde des interieurs et mangeons tes entrailles Pleure et perds chaque larme comme un ocean de (...)

J'étais là

3 Février 2007 à 5h45
J'étais là Je te jure j'étais là De derrière mon ample armure brodée j'étais là De derrière mon empire mes faux rires et mes faux pas J'étais là De derrière mon rythme saccadé et mon arc en flèche braqué j'étais là De derrière ma course en élan effréné j'étais immobile Et de derrière mes cils de fer j'ai pleuré De derrière mon hérésie en croix j'ai tendu la main en fidèle De derrière mes 'non' d'usure et d'usage Je manquais de mots Et de derrière mes mots fuselés J'ai prié en silence De derrière ma désinvolte main usée j'ai touché enfin Et de derrière ma lèvre jaunie aux lèvres (...)

Immortels

4 Février 2007 à 15h12
Je suis morte petit à petit à chaque pas du temps qui s'est égrené Je suis morte à chaque départ et à chaque mur qui est tombé, et j'ai vu les secondes et les distances perdre leur sens, un sourire en coin Je suis morte dogme par abandon et croyance par souffrance Et tout d'un coup le rire simple et profond me foudroya de son évidence Je suis une morte de la vie, et ressuscitée et libre j'ai vu la beauté pour la première fois La beauté silencieuse absurde et intemporelle La beauté enjouée paradoxale et grande La beauté infinie et éternelle "Dans l'éternité le temps n'existe pas , (...)

Les autres

7 Février 2007 à 16h39
Nous nous sommes retrouvés tous, accoudés au bar à midi, comme chaque jour, dans cet endroit libre et décalé qu'est 'Le Fanatic'. Ce microcosme fumant d'une société malade, où l'on se sent presque coupables d'être normalement humains. On a parlé dans le vide qui fait du bien, et puis c'est monté. Café, puis café, puis tournée générale, puis euphorie inattendue pour un midi ordinaire. 'Le Fanatic' est une espèce de drogue. Au début, j'ai eu presque peur, et j'ai été envieuse de toutes ces têtes d'habitués. Et pourtant j'en ai fréquentées des arrières salles. Je suis rentrée sur le bout (...)