The Black Magic Box
Ames sensibles, laissez donc vos oeillères sur le porte-manteau et suivez moi je vous prie
- Je reviens
- 24 Septembre 2007 à 4h57
- ce soir la nuit est interminable
les choix s'accouplent aux ombres et font craquer l'armoire de démons
le silence est roi
paris dort de son demi oeil
et gronde de me voir partir
cette folie fourmilière même pas déguisée en supermarché de bipèdes
l'insolence de cette ville est au dessus de mes moyens
le vol de vies haut et fort est un crime que mes yeux préfèrent cligner ailleurs
je vous laisse tout ce qui brille
je vous laisse ce qui habille
je me sauve
c'est Brazil
je dois faire un cauchemar (...)
- Le Ventre du Monde
- 5 Septembre 2007 à 15h33
- ça me revient
des senteurs de thé qui épousent le verre dans un râle
l'été qui se prélasse et le temps qui ose la futilité
les passants prêtant leurs voix au tintement du cuivre juste pour décorer mon après midi oisive
l'odeur de grand mère partout dans les draps sur le pain à travers les corps dans les yeux du jardin
et sa raideur vénérée habille le craquèlement des murs de noblesse
Elle. le pilier
Elle. veille et justifie de son oeil impénétrablement pénétrant toute l'injustice de l'injustifiable que bénie de béatitude je ne bois pas encore
j'ai 5ans il est 5h de soleil à droite de ma tête (...)
- ce Nous
- 4 Septembre 2007 à 10h56
- J'aimerais cerner cette petite chose qui se déploie en vagues quand je pense à toi
cet élan qui t'appelle et te peint de toutes les couleurs du son et qui l'instant d'après se recroqueville avec une aigreur toute particulière comme lors d'un reflux de coeur quand on a 7 ans et qu'on est sur une balançoire juste après le point à energie potentielle la plus haute.
ce nous est notion
belle nue et inaccessible
philosophiquement interessante mais fuyante et fugace à toute observation
et notre danse à essayer de fixer ce nous de vrai dans sa fuite est digne d'une obsession d'artistes fous
je (...)
- Vers où déjà?
- 13 Août 2007 à 22h22
- Il est un moment peut être ou l'écroulement de soi est inévitable
Il est un matin où la reflexion se regarde cristalline et courageuse sans un voile
Une étape où le ventre a cessé de battre vers, et laisse couler la vérité muette
Silence né des ruines d'une vie qui a palpité de toute ses croyances et que l'on regarde en spectateur et générique
Et l'on se souvient et l'on en sourit amusés et loin si loin
Je la vois encore ma reflexion qui erre assoiffée de connaissance
Ce moi là a amassé de ces pistes erigées en dogme, a combattu avec rigueur tout faux semblant puis s' est heurté (...)
- Gouttes
- 7 Août 2007 à 4h05
- Il se fait insomnie
Il se fait tours enjoués
il se fait toi etranger
il se fait qui j'ai été
je bourdonne d'oubli
et les images prennent ta folie
je suis à nouveau je suis
comme un sourire posé
sur une ancienne lèvre effacée
je te suis de si loin que je ne te sais plus
et les detours prennent des detours
et je te tais
cette nuit la folie est de douce chaleur
et les bouches en coeurs et fraises
j appuie sur la pointe du mur
et les fausses choses se bousculent
s'entrechoquent ensyllabées nues
en arabesque himalayenne qui a entigré la larme
l ivresse se fait echo et rallonge le pas
si jamais le (...)
- Clarté Pouvoir puis? ... Viellesse?
- 25 Juillet 2007 à 14h54
- Au tournant d'une page des fois ça ne coule plus de soi
L'intuition n'est plus lisible
Va falloir décider
Sans raison valable sans coeur qui tend vers
Il faut juste decider! Comme ça en l'air décider!
Et quand on a 5000 ans d'idées mixées
et que le tout est orné de 27ans de corps frais
Des fois l'on aimerait dire stop
C'est la que la superstition pointe le bout de son halo
Quand l'on a de la vie à ne plus savoir comment en faire
Que la liberté nous alourdit de non choix
Et que l'on est seul face à ce qu'on ne sait pas
Que l'on n'est même pas sur de vouloir quoique ce soit
Là le destin nous (...)
- Le Silence
- 24 Juillet 2007 à 17h19
- mes pieds sont froids
et mon ame a survécu la fin
en flux doux qui pare ma peau d'effluve vagabonde
un soir d'une autre réalité en sursaut
j'ai disséqué ce corps et dissocié le mythe
j'ai laissé couler en dehors
tout le long puis entre le cou
les dernières ceintures étouffées
des dernières aspirations menottées
embousculées de par les lèvres
les vies ont réchauffé la gorge
cette geolière excusée en ces temps d'adieu
j'y étais j'y ai cru j'ai flotté au dessus
de ce vain maturé en amante frissonne
j'ai fotté abandonnée apositionné au corps
j'ai flotté corbillard qui regarde cru
de tous les (...)
- Dolce Vita
- 17 Juillet 2007 à 16h27
- C'est mon 4ème mois d'esclavage
La lobotomisation se fait sentir
Avec toujours des crises aigues de révolte
Mais ma révolte est souvent pitoyablement bourrée
Et crevée s'en va dormir sans rêves
Les mois passent et raflent les idées naissante
Ma vie se vend heure après heure
Et j'adopte par commodité
L' embourgeoisement poursuit tranquillement sa route
Et je me retrouve pieds inconscients à traîner entre gens bien pensants
Beurk
Mes yeux sont de plus en plus repus et vides
Et je m'empaquète de jolies choses
J'embarque mes oreilles dans du son qui a perdu son goût
Je mange du raffiné sans (...)
- Ode à la vie
- 6 Juillet 2007 à 19h10
- et puis du bout de ton nez
au fond d'une foule
et d'une attente enervée
tu me souries du coin de l' oeil
et de tes mimiques tu me taquines
tapie dans de nouvelles épaules tu me prends par surprise
tu coules en riant mes veines qui brulent
et tu me hausses l'épaule et tu coures
te revoilà pieds nus et cheveux au vent
venue excuser tes folies
douce et caline tu me minaudes
et tu me fais chanter le beau
traitresse et belle dieu que tu sais
hier encore je t'ai quittée
et du baton je t'ai maudite
je t'ai vendue à tous tes crimes
et j'ai prévenu les passants
me revoilà qui te balbutie
quand tu me (...)
- Des Tong 100% G8
- 6 Juillet 2007 à 11h19
- (...)
- De l'inconvénient d'être né
- 6 Juillet 2007 à 2h00
- galipette moi donc
et hurle moi dehors
fourbe fourbe donc cet ego qui pleure
et satan a le geste désolément démuni
que suis je donc
que suis je donc omnisciente
que suis je donc sans un voile
tout à l'avance m'est conté
comme un fardeau qui plie l'insouciance
je porte le poids du monde
que l'on m'en délivre de ces yeux
je tente l'amour pour l'amnésie
je le joue, je le courtise et je le danse
et je supplie la morphine de sourire à ma glace
ivresse prends moi donc ce soir
désir de satan reviens m'onduler
ce soir l'amour m'a quitté
fourbitude mon ennemie ma compagne faiseuse (...)
- Abandon
- 3 Juillet 2007 à 0h19
- Tu as gagné que voilà
Repars donc mon coeur en victoire je te l'offre
Ne pouvons nous donc pas
Quand je m offre suis je si fade
Je te caresse du bout de la fin
Et je t aime dieu que je t aime
Les questions me coiffent à me fouler
Les questions et le temps qui paradoxe me tissent et puis me laissent
Me voilà seule errante
Nouvelle tant de fois que je ne peux plus
Sans ta vie que j'ai du boire un peu trop
Que d'excuses se profilent
Que de bassesse me prend au fil
Que d amour je lache par amour
Te voilà qui rit de moi
Te voilà qui m' accroche en souvenir eu
Soit
Je tourne si bien les pages
Mais (...)
- Mon amante
- 2 Juillet 2007 à 11h01
- Quand la vie se met à croire à ma place
Que je la rie puis que je l'épouse
Qu'elle m'enchaîne d'un rire niais
Qui de tout mon moi m'overdose
Alors pute et infidèle elle libère
De ce rire et fracas et mot qui gifle
De cette farce à légérifier le trop lourd
De cette vanité à courir les paquets vides
Plus je tends la main et plus va le fouet
Plus va le fouet et moins j'ai mal
Moins j'ai mal et moins j'ai mal
Et moins j'ai mal et plus elle quitte
Et plus elle quitte et plus je m'en vais
Alors je frôle le vent à chaque voiture qui passe
J'appelle la fin à chaque manque de foi qui geste
Et (...)
- après coup
- 12 Juin 2007 à 17h35
- L'ivresse m'a quittée, me voila accouchée à nouveau
Ma peau se refait couleur
Et j'ai de l'espace pour le paradoxe
Une fois que l'esprit a abandonné sa manette
Que l'ego a ri de lui-mm
qu'il s'est flingué de questions à eclabousser les passants
que la vanité, non pas celle-là
celle qui est vaine... cherchez ds le dico vs verrez!
bref je disais donc
qd tous se croise et s'entrechoque à se découvrir
que la confiance de vie dispense de miroirs
que les épaules se font assez honnêtes pour porter le vide
qu'un frère de vie vous fonçe ds le tas et vous aime
que vous aimer à en mourir
que vous mourez (...)
- Quand tout se rejoint
- 7 Juin 2007 à 18h38
-
milieu
centre
perfection
tourni
tourbillon
zéro
ego
moi
finitude
tourner
vainement
vanité
tracé
main levée
point
regard
infini
mystère
cocon
origine
ronde
ventre
matrice
trou
vagin
solitude
expression
simplicité
enfance
mystère
but
concentration
sable
soleil
totalité
rassemblement
signe
blessure
roue
fascination
sens
non sens
multitude
tribu (...)
- Stupid' Ell' itude
- 4 Juin 2007 à 13h26
- Mon amie,
On a bravé la vie ensemble 16ans à la main
On a piqué les ailes et ri de cette farce
On a cru on a voulu on a été
Je t'ai crue je t'y ai cru
Et te revoilà qqs tic et qqs tacs plus tard
Et me revoilà
Et nous revoilà
L'oeil gris de te voir si grise
L'oeil rond de te voir si papier cadeau
L'oeil creux de t'endendre glacer le vide
Et la main désolée de ce zéro au dessus de ta tête
Aucun point d'interrogation à sa place
Que des exclamations empruntées
Que des petites petitesses dont j'ai honte
Et je suis là les arguments sans voix
Ta cécité est au dessus de mes moyens
Et te (...)
- Quand ça TAF et que ça fait CRACkkkkk
- 1 Juin 2007 à 12h09
- Dans le cadre de la refonte d'un SI les organismes paritaires se font un peu payer et un peu taper sur les fesses. A. est de l'autre coté de l'autre coté à l'opposé dehors et il tocque j'ai l'habitude que ça tocque, j'ai le vestbule la salle d'attente la salle de douche froide les salles encolorées
j'aime avoir le temps de préparer la visite entre noir bleu rouge sucré aigre fou et froid jusqu'à entourbilloner les joues, avant il y a une liqueur qui s'aspege dès l'entrée, effet garanti.
Donc il tocque
il y a des interstices des fois et ça rentre, c comme ça que pierre est rentré il s'appelle (...)
- Elle
- 22 Avril 2007 à 4h23
- Que sortita t il de toi ce soir Guerrière de la lumière...
Que deviendra tu demain élan processeur que je découvre sous mes doigts en même temps que toi écran insomniaque...
Qui est tu donc devenir?
G.
Un bout de toi est en cours en moi comme un accouchement.
L'obsession de ce brouillard magnétique m'éblouit la tête comme une merveille mathématique.
Et de lui, il ne reste que toi imprimée en spectre sur tous les murs de mon cerveau.
Tes gestes sont lisses comme ayant capturé mon harmonie. La mienne !
Celle là qui me fait courir damnée possédée... Ma seule quête, mon seul (...)
- De ce vampirisme ordinaire
- 18 Avril 2007 à 21h46
- Te voilà petite proie ordinaire
Les yeux en coeur
Et le vouloir au bout des doigts
Ton parchemin écrit à ton front
Et je te lie un sourire à la main
Les ficelles pendent dociles
A mes yeux senteurs de diable
Et mes épaules ornées de cygne
Te jouent le narcisse qui de toi se joue
Le Non t'ouvre des merveilles
Et des miroirs de toute une vie
Regarde plus près, plus près...
Encore...
Cerner...
Et tu tends le cou pour suivre la fuite
Mon souffle et mes yeux qui tournent
Et la vie écrite en dedans
Ces mots silencieux que j'insuffle
Ce futur que je te dicte
Ces calligraphies sur la porte
Et ces (...)
- Sur le chemin
- 13 Avril 2007 à 19h56
- A la folie des chemins
Les coeurs en l'air
J'ai croisé des fougues surmontées de joyaux
J'ai couru à l'ivresse et amassé des yeux
Et touché de ces goutelettes suées en dedans
J'ai bu Dieu de tous mes yeux
Quand je me fus aveugle
Et bénie en hérétique il m'a juste souri
De son hérésie complice il a hoché les bras
Et s'en est allé sa main sur mon dos
Toi perdu en dedans vers je ne sais où
Toi gamin au cheveux tréssés jusqu'au coeur
Toi Adam aux cils ouverts sur les entrailles
Ecoute ma main t'effleurer de finesse
Et ouvre tes 1000 ans à l'essai
Je spectrerai de douceur tes pourquois usés
Je (...)
