The Black Magic Box
Ames sensibles, laissez donc vos oeillères sur le porte-manteau et suivez moi je vous prie
- menottes
- 2 Mars 2010 à 2h32
- L'on on avait prévenu que le soleil faisait des tours
que le 2 savait maudire et que le foutre changeait de goût
se pourrait il que satan soit le seul à prendre pitié des misères
de pas en folie j'ai pourtant gouté
ce choix là devait être salé
et pourtant tout se flanche la tête contre le bon sens
serait ce possible que tout ne soit que test acide
j'ai aimé de tout mon coeur de vers coiffé de conscience
et voilà le corps qui rit aux eclats
sousestimé de par les ages parait-il
le combat se niche sous chaque délice parait-il
sans répit jusqu'à que l'aigre coule droit comme de l'eau il se (...)
- the sound of green silence
- 18 Février 2010 à 22h15
- une drôle de terreur plane
un affront de moi au vide ondulant
qui me toise de sa faille sans nom
ça recroqueville les chevilles de sueur
et ça a le goût de l'amant siffleur
des contrées poussent de par le ventre
et l'horreur et le frisson et le plaisir s'affrontent
s'entrelacent d'une étreinte sonore
et se fondent en douce folie fumante
des remous reprennent de plus belle
et se réfractent de tous les noms
mais une forme derrière devient
et le silence ronronne et tinte
ça siffle et redresse le poil de ce neurone familier
puis ça explose de douceur
et la bouche au sein de l'infini
une onde de (...)
- Spirit
- 15 Février 2010 à 22h08
- le mur des choses fond des fois dans l assise silencieuse
il se trouve de merveilleux feuillages sous chaque mur blanc
et la perception peut l inimaginable une fois le ventre ouvert
l homme ce petit homme merveilleux sait la conscience
il la tenaille tant qu il peut de par sa peur gregaire
mais malgré toute la stupidité du monde un jour ce monde cède
et le voilà le neurone serré condamné à l intégrité
il epèle le monde sous d'autres langues et devient Homme
la puissance du serein est inouie de connaissance
et l on apprend à aimer l etrangeté
la connaissance se fait farceuse liante et (...)
- Nevertheless
- 10 Février 2010 à 0h39
- de loin en loin me reconnait une goutte le long d un cou
la profondeur le loin d un cil et la mer du bout d'une note
le gout au tournant d un verbe et l aile du coin d une couleur
je conseille la potion verte pour les maux de laideur
danser la cerveau pour conjurer les rides et les rires pour les faire belles
de loin en loin une arabesque s'est levée
a balancé du cumin de la hanche
puis s est mue en hiver grinçant
personne n est plus
personne n a jamais été
mais ils viennent maquillés de drapeaux edictant leur pauvre caricature
animal traitent ils
animal disent ils
par indignation de leurs (...)
- Hey petite
- 5 Février 2010 à 3h34
- Nous y revoilà face à face
Let it blow petite, je sais l'ère est sèche je sais le brouillard est fou
l'amnésie te ronge je sais petite, et t'as honte
plus rien ne ressemble à rien et la boucle est bouclée
le temps file et tisse les autres
et toi t es là seul le silence en main
vas y parlons en de ces charognards qui nourissent ta vie
parlons en de ce froid qui tapisse les rictus
de ce temps qui s egrène dans les cales
de ce sourire qui ne fleurit plus
de cette litanie soudaine et continue qui tapisse les fronts
j incante pourtant tu sais j incante
aussi insensé que soit ton ruban
pas de répit (...)
- Hey petite
- 17 Janvier 2010 à 2h19
- salut petite,
hey tu m entends du fond de ta grotte? t dans le coma à ce qu il parait et mon verbe se fait vieux dit-on.
qq un à l entrée ne m a pas reconnue tu devrais leur dire petite
les nouvelles du monde sont flux et reflux comme t as laissé
et ce soir une corde s est pendue à ton cou la salope
alors petite tu gis sans oreilles, les ailes blasées et le feu mou parait il, tu te laisse bouffer la lèvre et aigrir la connerie ....petite! ah la tiédeur, aurais je sousestimé.
voyons voir ta magic black box que tu m opposes, vas y ouvres tes 1000 ans à pandore petite
je trinque 30 tours (...)
- Je reviens
- 24 Septembre 2007 à 4h57
- ce soir la nuit est interminable
les choix s'accouplent aux ombres et font craquer l'armoire de démons
le silence est roi
paris dort de son demi oeil
et gronde de me voir partir
cette folie fourmilière même pas déguisée en supermarché de bipèdes
l'insolence de cette ville est au dessus de mes moyens
le vol de vies haut et fort est un crime que mes yeux préfèrent cligner ailleurs
je vous laisse tout ce qui brille
je vous laisse ce qui habille
je me sauve
c'est Brazil
je dois faire un cauchemar (...)
- ce Nous
- 4 Septembre 2007 à 10h56
- J'aimerais cerner cette petite chose qui se déploie en vagues quand je pense à toi
cet élan qui t'appelle et te peint de toutes les couleurs du son et qui l'instant d'après se recroqueville avec une aigreur toute particulière comme lors d'un reflux de coeur quand on a 7 ans et qu'on est sur une balançoire juste après le point à energie potentielle la plus haute.
ce nous est notion
belle nue et inaccessible
philosophiquement interessante mais fuyante et fugace à toute observation
et notre danse à essayer de fixer ce nous de vrai dans sa fuite est digne d'une obsession d'artistes fous
je (...)
- Vers où déjà?
- 13 Août 2007 à 22h22
- Il est un moment peut être ou l'écroulement de soi est inévitable
Il est un matin où la reflexion se regarde cristalline et courageuse sans un voile
Une étape où le ventre a cessé de battre vers, et laisse couler la vérité muette
Silence né des ruines d'une vie qui a palpité de toute ses croyances et que l'on regarde en spectateur et générique
Et l'on se souvient et l'on en sourit amusés et loin si loin
Je la vois encore ma reflexion qui erre assoiffée de connaissance
Ce moi là a amassé de ces pistes erigées en dogme, a combattu avec rigueur tout faux semblant puis s' est heurté (...)
- Gouttes
- 7 Août 2007 à 4h05
- Il se fait insomnie
Il se fait tours enjoués
il se fait toi etranger
il se fait qui j'ai été
je bourdonne d'oubli
et les images prennent ta folie
je suis à nouveau je suis
comme un sourire posé
sur une ancienne lèvre effacée
je te suis de si loin que je ne te sais plus
et les detours prennent des detours
et je te tais
cette nuit la folie est de douce chaleur
et les bouches en coeurs et fraises
j appuie sur la pointe du mur
et les fausses choses se bousculent
s'entrechoquent ensyllabées nues
en arabesque himalayenne qui a entigré la larme
l ivresse se fait echo et rallonge le pas
si jamais le (...)
- Le Silence
- 24 Juillet 2007 à 17h19
- mes pieds sont froids
et mon ame a survécu la fin
en flux doux qui pare ma peau d'effluve vagabonde
un soir d'une autre réalité en sursaut
j'ai disséqué ce corps et dissocié le mythe
j'ai laissé couler en dehors
tout le long puis entre le cou
les dernières ceintures étouffées
des dernières aspirations menottées
embousculées de par les lèvres
les vies ont réchauffé la gorge
cette geolière excusée en ces temps d'adieu
j'y étais j'y ai cru j'ai flotté au dessus
de ce vain maturé en amante frissonne
j'ai fotté abandonnée apositionné au corps
j'ai flotté corbillard qui regarde cru
de tous les (...)
- Dolce Vita
- 17 Juillet 2007 à 16h27
- C'est mon 4ème mois d'esclavage
La lobotomisation se fait sentir
Avec toujours des crises aigues de révolte
Mais ma révolte est souvent pitoyablement bourrée
Et crevée s'en va dormir sans rêves
Les mois passent et raflent les idées naissante
Ma vie se vend heure après heure
Et j'adopte par commodité
L' embourgeoisement poursuit tranquillement sa route
Et je me retrouve pieds inconscients à traîner entre gens bien pensants
Beurk
Mes yeux sont de plus en plus repus et vides
Et je m'empaquète de jolies choses
J'embarque mes oreilles dans du son qui a perdu son goût
Je mange du raffiné sans (...)
- Ode à la vie
- 6 Juillet 2007 à 19h10
- et puis du bout de ton nez
au fond d'une foule
et d'une attente enervée
tu me souries du coin de l' oeil
et de tes mimiques tu me taquines
tapie dans de nouvelles épaules tu me prends par surprise
tu coules en riant mes veines qui brulent
et tu me hausses l'épaule et tu coures
te revoilà pieds nus et cheveux au vent
venue excuser tes folies
douce et caline tu me minaudes
et tu me fais chanter le beau
traitresse et belle dieu que tu sais
hier encore je t'ai quittée
et du baton je t'ai maudite
je t'ai vendue à tous tes crimes
et j'ai prévenu les passants
me revoilà qui te balbutie
quand tu me (...)
- Des Tong 100% G8
- 6 Juillet 2007 à 11h19
- (...)
- De l'inconvénient d'être né
- 6 Juillet 2007 à 2h00
- galipette moi donc
et hurle moi dehors
fourbe fourbe donc cet ego qui pleure
et satan a le geste désolément démuni
que suis je donc
que suis je donc omnisciente
que suis je donc sans un voile
tout à l'avance m'est conté
comme un fardeau qui plie l'insouciance
je porte le poids du monde
que l'on m'en délivre de ces yeux
je tente l'amour pour l'amnésie
je le joue, je le courtise et je le danse
et je supplie la morphine de sourire à ma glace
ivresse prends moi donc ce soir
désir de satan reviens m'onduler
ce soir l'amour m'a quitté
fourbitude mon ennemie ma compagne faiseuse (...)
- Abandon
- 3 Juillet 2007 à 0h19
- Tu as gagné que voilà
Repars donc mon coeur en victoire je te l'offre
Ne pouvons nous donc pas
Quand je m offre suis je si fade
Je te caresse du bout de la fin
Et je t aime dieu que je t aime
Les questions me coiffent à me fouler
Les questions et le temps qui paradoxe me tissent et puis me laissent
Me voilà seule errante
Nouvelle tant de fois que je ne peux plus
Sans ta vie que j'ai du boire un peu trop
Que d'excuses se profilent
Que de bassesse me prend au fil
Que d amour je lache par amour
Te voilà qui rit de moi
Te voilà qui m' accroche en souvenir eu
Soit
Je tourne si bien les pages
Mais (...)
- Mon amante
- 2 Juillet 2007 à 11h01
- Quand la vie se met à croire à ma place
Que je la rie puis que je l'épouse
Qu'elle m'enchaîne d'un rire niais
Qui de tout mon moi m'overdose
Alors pute et infidèle elle libère
De ce rire et fracas et mot qui gifle
De cette farce à légérifier le trop lourd
De cette vanité à courir les paquets vides
Plus je tends la main et plus va le fouet
Plus va le fouet et moins j'ai mal
Moins j'ai mal et moins j'ai mal
Et moins j'ai mal et plus elle quitte
Et plus elle quitte et plus je m'en vais
Alors je frôle le vent à chaque voiture qui passe
J'appelle la fin à chaque manque de foi qui geste
Et (...)
- Quand tout se rejoint
- 7 Juin 2007 à 18h38
-
milieu
centre
perfection
tourni
tourbillon
zéro
ego
moi
finitude
tourner
vainement
vanité
tracé
main levée
point
regard
infini
mystère
cocon
origine
ronde
ventre
matrice
trou
vagin
solitude
expression
simplicité
enfance
mystère
but
concentration
sable
soleil
totalité
rassemblement
signe
blessure
roue
fascination
sens
non sens
multitude
tribu (...)
- Stupid' Ell' itude
- 4 Juin 2007 à 13h26
- Mon amie,
On a bravé la vie ensemble 16ans à la main
On a piqué les ailes et ri de cette farce
On a cru on a voulu on a été
Je t'ai crue je t'y ai cru
Et te revoilà qqs tic et qqs tacs plus tard
Et me revoilà
Et nous revoilà
L'oeil gris de te voir si grise
L'oeil rond de te voir si papier cadeau
L'oeil creux de t'endendre glacer le vide
Et la main désolée de ce zéro au dessus de ta tête
Aucun point d'interrogation à sa place
Que des exclamations empruntées
Que des petites petitesses dont j'ai honte
Et je suis là les arguments sans voix
Ta cécité est au dessus de mes moyens
Et te (...)
- De ce vampirisme ordinaire
- 18 Avril 2007 à 21h46
- Te voilà petite proie ordinaire
Les yeux en coeur
Et le vouloir au bout des doigts
Ton parchemin écrit à ton front
Et je te lie un sourire à la main
Les ficelles pendent dociles
A mes yeux senteurs de diable
Et mes épaules ornées de cygne
Te jouent le narcisse qui de toi se joue
Le Non t'ouvre des merveilles
Et des miroirs de toute une vie
Regarde plus près, plus près...
Encore...
Cerner...
Et tu tends le cou pour suivre la fuite
Mon souffle et mes yeux qui tournent
Et la vie écrite en dedans
Ces mots silencieux que j'insuffle
Ce futur que je te dicte
Ces calligraphies sur la porte
Et ces (...)
